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la bande de même pas mal
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La valeur du tempsPar la bande de même pas mal :: 12/02/2007 à 23:09 :: PRISES DE TETE
La signification du travail
Travailler,
c’est perpétuer – à son niveau – l’ordre existant. Mais quand on ne
travaille pas, on se sent inutile et « coupé du monde », sans oublier
les emmerdements avec l’Etat… Le poids social accordé au travail s’est
énormément accru : considéré en Grèce antique et
au Moyen-Âge comme tâche d’esclaves ou de serfs, comme un truc pour
manants, le travail est devenu la justification centrale de l’existence
! Triste époque ! Notre classe dirigeante bosse comme une abrutie alors
que les aristocrates ou les patriciens antiques s’occupaient d’art, de
politique, de bouffe, d’agapes et de sexe et méprisaient le travail
productif. Le mot « travail » vient du latin, « tripalium » et signifie
« instrument de torture », bon sang ! Quelle époque de peines-à-jouir
et de tristes sires que l’époque qui glorifie la servitude, et qui
exige de tous ses membres une adhésion totale à ce principe !Vendre son temps Travailler, c’est vendre son temps. C’est accomplir une activité qui nous est étrangère et dont les fruits nous sont étrangers (oui, j’ai lu le Capital quand j’étais p’tite). Tout dépend ce que l’on fait, on peut être amené à servir des objectifs qui nous sont étrangers et avec lesquels nous ne sommes pas d’accord, mais cela ne doit pas être pris en compte car « on fait notre boulot ». Cette phrase célèbre s’utilise et toute circonstance pour excuser n’importe quoi… vous l’avez certainement entendu assez souvent. Nous sommes tous des formatés ! ![]() Si évidemment peu d’entre-nous ont trouvé le moyen de vivre sans travailler, il reste que l’on devrait plus respecter son temps et sa personnalité et ne pas se laisser brader comme une fin de série en soldes… Réfléchir sur la place du travail dans notre vie et ne pas se laisser berner. Résister - avec d’autres- l’isolement dans lequel nous plonge la concurrence nous immobilise… Toutefois, comme le rappelait Citoyenne, se sentir utile est primordial dans la vie. Trouver sa place. Ça devrait se passer aussi et surtout en-dehors du travail, dans des lieux où les gens sont libres (même si c’est de loin pas parfait partout !), avec les amis, les compagnons de lutte, dans le couple, etc. Et comme travailler il nous faut, monnayons-nous chèrement et ne vendons ni nos fesses, ni notre cerveau ! Ces deux organes sont trop importants pour se retrouver sur un quelconque marché... La première image vient de ce site, la deuxième de celui-là. "La Soupe" sur la caisse uniquePar la bande de même pas mal :: 10/02/2007 à 23:12 :: COUPS DE COEUR
Dans l'émission radiophonique satirique La Soupe du dimanche 21
janvier, Lambiel, Meury et co ont fait un sketch très réussi sur
Couchepin et la caisse unique.
Cliquez sur ce lien pour l'écouter! Si ça ne marche pas, allez sur cette page et cherchez "caisse unique" dans les "best off" du 21 janvier 2007... COUCHEPIN La santé comme moteur de l'économie.Dessin de Barrigue trouvé chez Barrigue Y a pas de travail trop mauvaisPar la bande de même pas mal :: 09/02/2007 à 23:15 :: COUPS BAS
En lisant un article du Courrier sur le nouvel esclavage dans les champs, je me suis rappelée, issue moi-même de l'agriculture (non, je ne suis pas un légume), que ce n'est pas un phénomène neuf, mais que la situation globale des employeurs dans ce domaine s'est aggravée. Prenons l'exemple de mon parrain, qui était agriculteur et possédait une surface de terre cultivable assez impressionnante: Dans les années 80, il était normal d'embaucher des saisonniers, c'est-à-dire des hommes, qui venaient travailler en Suisse pendant neuf mois et devaient la quitter en hiver pour trois mois afin de ne pas perdre leur statut de saisonnier et aussi pour voir un peu leurs familles... Après l'abolition du statut de saisonniers, les agriculteurs embauchent toute l'année des requérants d'asile et des "stagiaires" pour la saison d'été: venant souvent des pays de l'Europe de l'est, ils sont aussi mal payés que les réfugiés (environ 8 francs par heure) et toujours avec l'obligation de manger et de dormir sur place (des fois les frais sont même déduits du salaire médiocre) afin d'être toujours disponible. Rappelons-nous que l'agriculture n'a plus rien à voir avec du jardinage romantique et la traite de vaches à la main, mais que c'est une vraie industrie qui demande beaucoup de labeur pénible. Pour les réfugiés en Suisse disposant d'un permis N et d'une procédure non déboutée, l'agriculture et la gastronomie sont les seules domaines où ils ont le droit de travailler. (Et dans certains cantons romands, les chantiers aussi.) C'est bien pour quelqu'un qui a déjà travaillé dans ces professions avant, mais pour un intellectuel, c'est quelque peu decevant. J'ai travaillé aussi en cuisine, dans quatre différents restaurants, comme aide-cuisine et plongeuse, et je sais que les conditions de travail et le salaire sont vraiment merdiques - même un cuisinier diplômé qui travaille comme chef de cuisine ne gagne pas plus que 4500.- bruts par mois, et les aides gagnent le stricte minimum (3300.- pour les heureux payé par mois) et 18.- à l'heure pour tous les autres. Et rappelons que les réfugiés doivent verser 10% du salaire sur un compte de sécurité que la fameuse OSP, soeur de l'ORS gère - argent qu'il reverront en petite partie après avoir obtenu un vrai permis de séjour. Il n'y a plus de choix de métier, c'est l'employeur qui nous choisit et surtout notre situation sociale et financière qui décide de notre "réalisation de nous-mêmes", slogan qu'on n'entend d'ailleurs plus, parce qu'on a définitivement fait nos adieux à l'idée de moins bosser pour mieux vivre. D'ailleurs, même le permis N et prisé par ceux qui n'ont plus le droit de travailler. Un ami africain m'a appelé hier pour m'annoncer "la bonne nouvelle": ils lui ont rendu le droit de travailler en n'écrivant plus la fin de droit de travail dans son permis - et il compte retrouver toute de suite son travail en tant que plongeur, où il gagne 3300.- minus tous les déductions normales minus 10% - la précarité peut rendre si modeste....grrr! ![]() Bon pour terminer cet pensée triste et réaliste, je vous propose de lire ce bouquin de George Orwell: Down and out in Paris and London (à lire en ligne). L'écrivain qui a toujours été pauvre de ses jours, s'est retrouvé à plusieurs reprises en situation de travailler comme plongeur, et les paralleles à nos jours presque un siècle plus tard, sont frappants! Et un dernier clin d'oeil: La Suisse offre l'une des meilleures qualités de vie au monde - notre spécialité est de vous aider à vous établir en Suisse. Nous offrons des solutions clé en main pour les personnes désirant prendre leur retraite ou implanter leur entreprise en Suisse. Pour les autres programmes, vous trouverez toutes les informations utiles sur ce site. Attention! Si vous avez le passeport d'un pays de l'Union Européenne cliquez ici pour la section appropriée. Un film sur les requérants d'asile à ZurichPar la bande de même pas mal :: 09/02/2007 à 10:27 :: COUPS DE COEUR
"Voices in transit", s'est un film de deux jeunes étudiants d'art sur le quotidien et les interrogations des réfugiés arrivés nouveaux en Suisse. Il a été tourné dans un centre d'acceuil à Zurich. Il a fallu beaucoup d'eloquence pour persuader les réfugiés filmés de participer, car ils avaient évidemment peur de courir des risques s'ils parlaient ouvertement de leur situation. Le film est basé sur des petits interviews, déjà une situation qui rappelle l'interrogatoire pénible des agents de l'ODM lors de l'arrivé en Suisse. Les auteurs affirmaient, qu'ils avaient beaucoup appris pendant le tournage, surtout à respecter des limites dans les questions et à savoir garder la sphère intime des sujets.Un film très juste, qui veut nous rapprocher et sensibiliser pour les questions de la migration, fortement à recommander. Il est soutitré en français et anglais, parlé des fois en allemand, en français ou en anglais. Ce film n'est malheureusement jamais sorti aux cinémas, mais on peut demander aux auteures de venir le montrer dans une salle publique p.ex. Caisse unique - vous voulez des chiffres ?Par la bande de même pas mal :: 06/02/2007 à 23:04 :: NOTRE POGNON
Photo trouvée sur ce blog
Le
débat sur la caisse unique et sociale s’est envenimé dès qu’on a
commencé à parler chiffres, plus précisément montant des primes. En
fait, le débat était pathétique, santésuisse publiait des chiffres
selon lesquels qu’avec la caisse unique, tout le monde, dans une
tranche de salaire de 90'000.- à 40'000.-,
allaient payer plus cher. Le site comparis, quelle coïncidence, très
utilisé pour comparer les primes des caisses maladie lors du rituel
changement de caisse de décembre, a même foutu ce « modèle » de calcul
des primes en ligne (pour le lien vous voyez tous seuls).Supercouchepin
a quant à lui promis une hausse de primes « modérées » pour les
prochaines années si l’assurance maladie restait en main privées et a
prédit que si l’initiative était acceptée, les primes allaient bondir.
Santésuisse et Couchepin ! C’est à mourir de rire !
Ça saute à l’évidence qu’il vaut mieux se réfugier dans un futur hypothétique pour parler primes et gestion des coûts de la santé quand on s’appelle Pascal Couchepin ou santésuisse… d’un autre côté, ils sont experts question hausse coûts et explosion des primes, alors ils savent de quoi ils parlent… Il faut des chiffres ? En voilà ! Tout ça vient d’un article de « services publics », le journal du SSP, du 2 février dernier. J'en cite de larges extraits. « En 2004, les coûts de la santé en Suisse se sont élevés à quelque 50 milliards de francs.
Bref, les 65% de l’assurance obligatoire sont financés par des primes par tête ou par les paiements directs des assurés. » Depuis 1971, la part de l’Etat a diminué. Par contre, la participation individuelle aux frais (franchises) et les autres paiements directs ont augmenté. En comparaison internationale, la Suisse a un système de financement de l’assurance-maladie antisocial. Non, c’est pas un vilain mot, ça signifie que la solidarité fout le camp, car :
En résumé, le malade doit de plus en plus payer pour son traitement, évolution accompagnée comme par hasard d’une campagne de moralisation sur la santé et la responsabilité individuelle. Quant aux coûts administratifs des caisses maladie, ils « varient en 6% et 7% des primes brutes. Les caisses maladie officielles en Allemagne se situent à 5,6%. Dans les pays qui ne connaissent pas la concurrence entre les caisses maladie et où les assurés sont affiliés en fonction de leur domicile et/ou de leur employeur, les frais administratifs sont de 1% à 2% plus bas (4,1% en France, 3% en Autriche). Dans les systèmes dit « à agent payeur unique » (…), c’est à dire des caisses uniques, comme Medicare aux Etats-Unis ou le National Health Institute de Taiwan, les frais administratifs se situent habituellement à environ 2% ». La caisse unique va nous permettre d’économiser de l’argent de de gérer l’argent des primes de base de façon transparente, ce qui nous changerait aussi du modèle actuel. L’article du SSP dénonce le manque de surveillance des assureurs privés. « Avec seulement trois collaborateurs (état au début 2006), la surveillance exercée par l’office fédéral compétent est absolument dérisoire. » Les chiffres de santésuisse et de Couchepin ne sont pas sérieux! Ce qui pue dans ce débat mis à part le fait évoqué plus haut que les premiers à brandir l’argument du porte-monnaie sont les mêmes qui, pendant des années, ont été incapables de maîtriser les coûts de la santé, c’est que nous n’allons pas voter sur la hausse de nos primes : Le 11 mars, nous allons nous prononcer sur un article constitutionnel qui ne fait que de poser des principes ! L’organisation de la caisse, tout ça, doit être concrétisé dans une loi qui sera rédigée dans les règles de l’art démocratique par des gens du département de Couchepin et qui passera devant le parlement. On aura juste, dans les principes, simplifié l’assurance-maladie – et donné sa gestion aux premiers concernés, c’est-à-dire les représentants des pouvoirs publics, des assurés et des prestataires de soin. |
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