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la bande de même pas mal
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Le bénéfice net d'Adecco augmente de 42% sur 9 moisPar la bande de même pas mal :: 01/02/2007 à 8:48 :: NOTRE POGNON
Article
dédié à tous les travailleurs intérim qui se demandent à chaque début
de mois comment ils vont le finir… qu’ils se rassurent : ce n’est pas du tout le cas de leur agence. C’est toujours fascinant de voir à quel point on peut se faire du fric en exploitant la dèche des gens ! ![]() image trouvée ici En
9 mois d’exercice, le bénéfice d’Adecco s’élève à 634 millions de
francs. Un fier résultat pour une entreprise qui ne produit rien et qui
parasite le marché du travail en s’interposant entre travailleurs et
employeurs. Ce chiffre, 634 millions de francs, raconte beaucoup de choses : il dit que le travail produit énormément de richesse, même le travail dit « non qualifié » et temporaire. Il
dit aussi que les employeurs sont prêts à payer 634 millions de francs
à un intermédiaire afin d’entretenir la précarité et la docilité de
leurs employés jetables au lieu de les engager directement. Il dit
aussi que les charges salariales ne sont pas si écrasantes que ça… Ce chiffre en négatif, raconte la galère,
la pauvreté, l’insécurité, l’impossibilité de prévoir quoi que ce soit,
la fragilité… des intérimaires. Ce chiffre comptabilise ce qu’on leur
ponctionne, ce qu’on leur vole. Ce chiffre rappelle que l’étymologie du
mot « travail », c’est l’instrument de torture « tripalium » (en latin)… Une dernière chose m’étonne… : dans leur communiqué de presse (repris par exemple par Swissinfo),
Adecco parle des « ventes », qui « ont progressé de 13% par rapport à
janvier-septembre 2005 ». Personne leur a expliqué que l’esclavage a
été aboli ?
On fait du bénef'!!Par la bande de même pas mal :: 01/02/2007 à 8:47 :: NOTRE POGNON
Et comme d’habitude, on s’était trompé dans les prévisions… lisez plutôt (source : swissinfo)
« Les
comptes 2006 de la Confédération ne seront pas déficitaires de 697
millions de francs comme prévu au budget. Mais, ils se solderont par un
bénéfice de plus de deux milliards. »
Ca
fait de nombreuses années que ce cirque continue… on commence l’année
en nous disant que y’a plus une thune, qu’il faut tailler dans les
prestations, vendre les meubles (comme cette année des actions
swisscom, entreprise qui se porte fort bien au demeurant, ce serait
dommage que l’Etat en profite…), sucrer les retraites des vieux,
diminuer les salaires de ces jean foutre de fonctionnaires etc.
Et
hop ! L’année écoulée, le gnome des finances (c’est toujours un gnome
aux finances, vous avez remarqué ?) nous présente avec son plus avenant
sourire qu’en fait c’est pas du déficit qu’on fait, mais un sacré
bénef’ ! Mais il nous laisse à peine une seconde pour nous réjouir…
c’est que ce serait pas le moment de laisser croire au peuple qu’il y a
de l’argent à disposition dans ce pays !! Alors
que nous dit-il, le lutin des finances ? Il suggère que l’embellie
pourrait être passagère si la rigueur n’est pas maintenue, qu’il faut
faire attention aux dépenses à venir, et de nous faire peur en nous
balançant des chiffres tout aussi énormes qu’hypothétiques sur les
dépenses prévues jusqu’en 2010…
Dans le même souffle, il parvient à ajouter qu’il ne souhaite pas renouveler l’expérience d’un programme d’austérité et que
les dépenses seront réduites de 2,85 milliards entre 2008 et 2010 grâce
à la cure d'amaigrissement que subira l'administration fédérale…
Nonobstant
notre obsession pour les économies, on pourrait quand même ouvrir un
crédit pour l’achat d’une calculette pour ce brave Hans-Rudolf !
![]() La démocratie s'arrête aux portes de l'entreprisePar la bande de même pas mal :: 01/02/2007 à 8:46 :: NOTRE POGNON
Ben
oui… Non seulement les patrons n’aiment ni la critique, ni la
contradiction, il ne veulent pas non plus que leurs subalternes tentent
de s’opposer à des cas de mauvaise gestion ou de corruption au sein de
leur entreprise. Whistleblower = casse-couille ? Pourtant,
dans le monde anglo-saxon, que les édiles helvètes aiment prendre comme
modèle dès il s’agit de faire passer des conneries, la protection de
ces employés appelés là-bas whistleblowers, en pensant au coup de
sifflet de l’arbitre, est ancré dans la loi depuis une bonne vingtaine
d’années. Mieux, les whistleblowers y sont vus comme un remède à la
déréglementation en grande pompe amorcé en Angleterre et aux USA dans
les années 80 par le couple Tatcher – Reagan. Les lois les protégeant
sont d’ailleurs renforcées à chaque scandale, p.ex. en Angleterre après
la catastrophe ferroviaire et aux USA après Enron. Dans
le pays de la discrétion, des Edelweiss et de la paix sociale, rien de
tel… Il n’existe aucune mesure de protection pour un employé qui
s’opposerait ou rendrait public un cas de mauvaise gestion, ou de
fraude, ou de corruption. Au mieux, il serait perçu comme casse-bonbon,
au pire, comme un dénonciateur… Virés sans préavis Qui
brise la loi du silence en subit aussi les conséquences. Même écrire
des lettres de lecteur peut amener un licenciement immédiat. D’après la
« Sonntag Zeitung » du 29 octobre 2006, c’est ce qui est arrivé
récemment à un employé de longue date d’un sous-traitant de Nestlé qui
avait osé pondre une lettre de lecteur sur les erreurs commises par le
seul mandant de son entreprises. L’entreprise ferroviaire BLS, qui
appartient en majorité à l’Etat, a viré un collaborateur qui avait
publié, dans le journal du syndicat, une comparaison entre les mesures
d’économies décidées par son entreprise et le faste de la fête
d’anniversaire du directeur… Si j’ai tout compris, au
boulot, il faudrait se donner à fond – sinon on ne mérite pas sa place,
mais si on est pas d’accord avec la hiérarchie, on ferme sa gueule ou
on se tait, sinon c’est dehors… et tant pis pour le bien de
l’entreprise. C’est aussi ce que pense l’union patronale suisse,
toujours à la pointe de la bonne gouvernance, qui s’est élevée contre
une motion Gysin/Marty déposée au début de cette année et qui visait
justement à protéger les whistleblowers. L’association patronale trouve en effet que « les travailleurs sont déjà bien protégés » et
que « les droits de protection en faveur des travailleurs, outre qu'ils
constituent toujours un obstacle à la flexibilité de la politique du
personnel dans une entreprise, peuvent être utilisés abusivement. » Par
ailleurs, selon le patronat, il y a très peu de cas de whistleblowing
en Suisse… C’est vrai ça, c’est comme pour la mafia, qui elle
aussi a peu de détracteurs, surtout si on ne compte pas ceux qui ont
fini au fond du lac les pieds dans le béton ! Une soirée pour comprendre: vendredi 3 novembre, à La Chaux-de-Fonds, Sébastien Guex se demande à qui profite le paradis fiscal suissePar la bande de même pas mal :: 01/02/2007 à 8:46 :: NOTRE POGNON
Cette conférence, organisée par attac Neuchâtel,
se demande pourquoi les collectivités publiques d’un pays aussi riche
que la Suisse se retrouvent avec les caisses continuellement vides et
nous imposent des programmes d’austérité. La question cruciale, à
savoir „à qui profite le crime?“, ou plutôt l’austérité, sera au centre des débats.
Le
conférencier est professeur d’histoire à l’université de Lausanne et a
publié moult ouvrages sur l’histoire de l’argent de l’Etat et sur la
fiscalité. Son livre „L’argent de l’Etat“
est un bouquin fantastique pour qui veut comprendre ce qu’il se passe
avec la fiscalité dans ce pays et pourquoi on nous répète toujours les
mêmes rengaines sur les caisses vides dès qu’une avancée sociale est
proposée – où dès qu’on défend un acquis social -, tout en diminuant
les impôts pour les entreprises ou ceux sur la fortune... Sébastien Guex
est une tronche, sans aucun doute, mais cela ne l’empêche pas d’avoir
un parler vivant et engagé et de rendre toutes ces histoires de
fiscalité passionnantes.Pour s’en convaincre – par intérêt ou simple plaisir de se décrasser les neurones, rendez-vous le vendredi 3 novembre 2006, à 20H00, à la maison du peuple, rue de la serre 68 à La Chaux-de-Fonds. La photo du conférencier a été trouvé sur le site de l'uni de Lausanne. Encore une bonne nouvelle ! Le canton de Neuchâtel poursuit sa politique d'austérité et s'en prend maintenant aux hôpitaux.Par la bande de même pas mal :: 01/02/2007 à 8:45 :: NOTRE POGNON
Ma
mémoire est peut-être plus ce qu’elle était, mais il me semble que dans
un proche passé, ce canton champion toutes catégories des mesures
d’économies qui font mal par où elles passent avait déjà entrepris une
réforme hospitalière… A l’époque, le projet s’appelait établissement
hospitalier multisite et il s’agissait de mettre les hôpitaux du canton
en réseau et de supprimer les activité trop souvent présentes. Comme
d’habitûûûûde, ce sont les régions périphériques (Le Locle, Le
Val-de-Travers) qui en ont fait les frais alors qu’on construisait dans
le même temps un gigantesque hôpital cantonal en ville de Neuchâtel. Neuchâtel, capitale de l’esbrouffe A
Neuchâtel, on souffre visiblement de problèmes d’échelle. Je
m’explique : ce petit canton pas très riche aimerait bien jouer dans la
cour des grands et est prêt pour ce faire à dépenser inutilement plus
d’argent que son modeste budget lui autorise… Exemples typiques de
cette pathologie neuchâteloise: Expo.02, le nouveau stade de la
Maladière, le nouvel hôpital Pourtalès… Pendant ce temps, tout ce qui
n’est pas prestigieux coule et le canton en arrive à réduire le
déneigement des routes, à économiser jusqu’à la mœlle dans tous les
services de l’Etat, à voir son Université dépérir faute de moyens,
etc., etc., les exemples sont légion. Neuchâtel, canton où il vaut mieux être malade en ville… Aujourd’hui,
la direction des hôpitaux cantonaux, qui s’appelle maintenant, est-ce
un hasard, hôpital neuchâtelois et plus établissement multisite, a
présenté au Conseil d’Etat un plan d’économies de 25 millions de
francs. Trois variantes, une maximale, une minimale, et une au milieu
sont discutées ; comme le prévoit tout bon manuel du petit manipulateur
en politique, les deux variantes extrêmes ont été élaborées pour
montrer à quel point celle du milieu est raisonnable et bien pensée,
donc nous ne perdrons pas de temps sur les deux premières… La
variante «raisonnable» table tout d’abord sur une nouvelle répartition
des tâches : le service de soins aigus pourrait disparaître de
l’hôpital de Couvet, les activités de policliniques regroupées à
Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds, les soins pédiatriques centralisés à
Neuchâtel, l’oncologie aussi centralisée dans l’une des deux grandes
villes… Si j’ai tout compris, il est donc déconseillé d’avoir des
gamins au Val-de-Travers, tout autant d’ailleurs que d’avoir un
problème médical urgent, une maladie grave, voir un cancer… Au
Val-de-Travers, qui n’est apparemment pas le lieu de résidence de la
direction de l’hôpital neuchâtelois, si on veut être malade, il faut
être vieux, car comme l’hôpital de Couvet devrait être réorienté vers
la gériatrie, on passerait pile poil dans l’programme … Neuchâtel, pays où il vaut mieux être riche et en bonne santé Evidemment,
pour économiser 25 millions, il faut sacrément tailler dans le vif.
Quelques 150 postes devrait être supprimés, sur le 2300 collaboratrices
et –teurs employé-e-s par les hôpitaux du canton. Ceci entraînera la
suppression d’une centaine de lits. Je
ne voudrais pas sembler paranoïaque, mais j’ai fréquenté régulièrement
quelques hôpitaux du canton cette année et je n’arrive pas à concevoir
cette réforme vu la réalité des faits. Bon, c’est clair, la ville de
Neuchâtel a reçu un nouvel hôpital, trop grand pour les malades et pour
la sécurité des soins soit dit en passant, mais je n’ai vu aucun
personnel désoeuvré dans ce bâtiment. Médecins, infirmières,
aides-soignantes, tous se plaignent de la pénurie des moyens et du
stress quotidien qu’ils subissent. Et malgré le travail admirable que
les personnels hospitaliers accomplissent, malgré leur engagement, ce
sont les malades qui subissent en fin de compte les mesures
d’austérité, et ce n’est jamais anodin. Par exemple, quand une personne
d’un certain âge, atteinte d’une maladie grave et encore en
convalescence doit attendre une demi-journée dans la salle d’attente
d’un hôpital pour faire des examens, ça pourrait porter à conséquences.
Etre, toujours dans cet état, examinée à la va-vite car le médecin est
débordé et ne sait plus ou donner de la tête pourrait s’avérer fatal…
Tellement d’exemples effrayants me viennent en tête : c’est quand on
est malade – ou proche d’un malade – que l’on se rend compte à quel
point la santé est plus importante que les économies, la rentabilité ou
que n’importe quoi d’autre... Et même gueuler avec les infirmières sur
la réforme ou « Mme Perrinjaquet, qui n’a jamais dû être malade ! »
n’atténue pas l’angoisse de savoir sa vie – ou la vie d’un proche –
dans les mains des blouses blanches et d’un système hospitalier qui
travaille à flux tendus... A Neuchâtel, il vaut mieux être directeur d’hôpital que malade ou soignant… A
Landeyeux, hôpital « perdu » dans la campagne idyllique du Val-de-Ruz,
site parfait pour la réhabilitation, on fait aussi des économies. Mais
pas seulement. A côté de l’hôpital va être construit un bâtiment
administratif pour le directeur et son staff, qui préfère manifestement
travailler dans le calme de la campagne qu’en plein centre-ville,
vis-à-vis du stade de foot, où se trouve le nouvel hôpital. Sympa pour
les patients, qui eux n’ont pas choisi d’être opérés à 5 mètres du
stade, et sympa pour le personnel, qu’on réduit et auquel on impose une
nouvelle surcharge de travail à chaque réforme. Et combien d’économies
on fait si on vire un directeur d’hôpital et ses idées de bureau à la
campagne ? On
peut discourir réformes, économies, masse financière, rationalisation,
tout ce qu’on veut. Tout un chacun a pris l’habitude qu’on se foute de
sa gueule, que la politique soit affaire de tordus et que les économies
se font surtout sur le dos des pauvres bougres qu’ils sont en majorité.
Mais là, non. Certaines limites ne devraient pas être franchies
impunément, et celle des soins aux malades en est une, intangible.
Aucune caisse-maladie, aucun directeur d’hôpital ne devrait pouvoir,
pour des raisons uniquement financières, descendre la qualité des soins
au-dessous d’une prise en charge humaine et adéquate pour tous les
patients. Quand on est malade, on s’en fout des finances, des
programmes d’austérité et de toutes ces conneries – on veut guérir et
on veut être aidé. Quand on est malade, on veut être bien traité, on
veut être écouté et pris au sérieux, on a déjà assez de problèmes comme
ça avec sa maladie sans besoin de se ramasser en plus les effets
directs d’un programme d’austérité dans la gueule. Quand
on sera malade, on aura peut-être envie de dire ses quatre vérités à ce
directeur d’hôpital ou à ce Conseil d’Etat qui fait des économies sur
notre dos, mais ce sera un peu tard… Réagissons pendant qu’il est
temps ! Même pas mal ! a déjà parlé des économies de l’Etat aux mauvaises places, de la haine anti-fonctionnaire, des cadeaux fiscaux et des assurances-maladie… Cet
article ne finira pas par une déprime, mais par un hommage et un coup
de pub: au médecin urgentiste et syndicaliste français Patrick Pelloux,
qui non seulement soigne, mais se démène pour pouvoir continuer à
exercer décemment son boulot dans les hôpitaux publics français. Il
tient une chronique dans Charlie Hebdo, "histoire d'urgence", et a
aussi pris le temps d'écrire un livre... à lire et à soutenir!
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