Même pas mal!

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la bande de même pas mal

la bande de même pas mal je m'interroge - tu critiques - elle s'engage - il se casse - nous manifestons - vous publiez - elles sont élues - ils réfléchissent....c'est ainsi que la liberté d'expression se conjugue!

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Encore un mort en prison d'expulsion!

Par la bande de même pas mal :: 06/03/2007 à 21:07 :: COUPS BAS
Hier matin, un jeune homme gambien agé de 34 ans est mort dans sa cellule de prison à Zurich. Jusqu'à maintenant, on sait seulement qu'il a été envoyé sans accompagnement vers la Gambie par les autorités du canton de St.Gall. Comme les autorités ne l'ont pas laissé rentrer au pays, il a été renvoyé à Zurich en passant par l'Allemagne. C'était samedi, et la police de Zurich a dû le garder pour le weekend-cyniquement parlé.
Dimanche, il s'est plaint de problèmes réspiratoires, et des médicaments lui ont été distribués. Lundi matin, après la prise de médicament, quand le médecin a voulu le visiter, il l'a retrouvé mort dans sa cellule.

On ne sait rien encore sur d'éventuelles violences ou des mesures de contraintes, mais il ne serait malheureusement pas étonnant si ce jeune homme était mort comme Samson Chukwu, nigérien de 27 ans, qui a été étouffé par des policiers (positional asphyxia), ou comme Khaled Abuzarifa, paléstinien de 27 ans, qui a été étouffé parce qu'on lui a fermé la bouche avec du scotch pour l'empêcher de crier, après l'avoir menoté et immobilisié sur une chaise roulante.

Cette mort montre une fois de plus à quel point notre politique d'asile et abérrante!

Y a pas de travail trop mauvais

Par la bande de même pas mal :: 09/02/2007 à 23:15 :: COUPS BAS

En lisant un article du Courrier sur le nouvel esclavage dans les champs, je me suis rappelée, issue moi-même de l'agriculture (non, je ne suis pas un légume), que ce n'est pas un phénomène neuf, mais que la situation globale des employeurs dans ce domaine s'est aggravée. Prenons l'exemple de mon parrain, qui était agriculteur et possédait une surface de terre cultivable assez impressionnante: Dans les années 80, il était normal d'embaucher des saisonniers, c'est-à-dire des hommes, qui venaient travailler en Suisse pendant neuf mois et devaient la quitter en hiver pour trois mois afin de ne pas perdre leur statut de saisonnier et aussi pour voir un peu leurs familles...

A cette époque, les Italiens et les Espagnols étaient le plus nombreux, et sur les chantiers, et dans l'agriculture. Et en tant qu'habitants du pays le plus pauvre d' Europe, les Portugais suivaient. Je ne sais pas exactement ce qu'ils gagnaient, mais ça n'a pas pu être grande chose, vu que mon parrain faisait travailler une douzaine de saisonniers chaque année, et qu'ils dormaient dans le grenier de son hangar. C'est du travail d'au moins 12 heures par jour en saison, samedi et dimanche inclus.

Après l'abolition du statut de saisonniers, les agriculteurs embauchent toute l'année des requérants d'asile et des "stagiaires" pour la saison d'été: venant souvent des pays de l'Europe de l'est, ils sont aussi mal payés que les réfugiés (environ 8 francs par heure) et toujours avec l'obligation de manger et de dormir sur place (des fois les frais sont même déduits du salaire médiocre) afin d'être toujours disponible.
Rappelons-nous que l'agriculture n'a plus rien à voir avec du jardinage romantique et la traite de vaches à la main, mais que c'est une vraie industrie qui demande beaucoup de labeur pénible.

Pour les réfugiés en Suisse disposant d'un permis N et d'une procédure non déboutée, l'agriculture et la gastronomie sont les seules domaines où ils ont le droit de travailler. (Et dans certains cantons romands, les chantiers aussi.) C'est bien pour quelqu'un qui a déjà travaillé dans ces professions avant, mais pour un intellectuel, c'est quelque peu decevant.

J'ai travaillé aussi en cuisine, dans quatre différents restaurants, comme aide-cuisine et plongeuse, et je sais que les conditions de travail et le salaire sont vraiment merdiques - même un cuisinier diplômé qui travaille comme chef de cuisine ne gagne pas plus que 4500.- bruts par mois, et les aides gagnent le stricte minimum (3300.- pour les heureux payé par mois) et 18.- à l'heure pour tous les autres. Et rappelons que les réfugiés doivent verser 10% du salaire sur un compte de sécurité que la fameuse OSP, soeur de l'ORS gère - argent qu'il reverront en petite partie après avoir obtenu un vrai permis de séjour.
Il n'y a plus de choix de métier, c'est l'employeur qui nous choisit et surtout notre situation sociale et financière qui décide de notre "réalisation de nous-mêmes", slogan qu'on n'entend d'ailleurs plus, parce qu'on a définitivement fait nos adieux à l'idée de moins bosser pour mieux vivre.

D'ailleurs, même le permis N et prisé par ceux qui n'ont plus le droit de travailler. Un ami africain m'a appelé hier pour m'annoncer "la bonne nouvelle": ils lui ont rendu le droit de travailler en n'écrivant plus la fin de droit de travail dans son permis - et il compte retrouver toute de suite son travail en tant que plongeur, où il gagne 3300.- minus tous les déductions normales minus 10%  - la précarité peut rendre si modeste....grrr!


Bon pour terminer cet pensée triste et réaliste, je vous propose de lire ce bouquin de George Orwell: Down and out in Paris and London (à lire en ligne).
L'écrivain qui a toujours été pauvre de ses jours, s'est retrouvé à plusieurs reprises en situation de travailler comme plongeur, et les paralleles à nos jours presque un siècle plus tard, sont frappants!

Et un dernier clin d'oeil:
La Suisse offre l'une des meilleures qualités de vie au monde - notre spécialité est de vous aider à vous établir en Suisse. Nous offrons des solutions clé en main pour les personnes désirant prendre leur
retraite ou implanter leur entreprise en Suisse. Pour les autres programmes, vous trouverez toutes les informations utiles sur ce site.

Attention! Si vous avez le passeport d'un pays de l'Union Européenne cliquez ici pour la section appropriée.

(car dans la section hors-union-européenne vous n'allez rien trouver....)

Site curieux

Par la bande de même pas mal :: 02/02/2007 à 23:22 :: COUPS BAS
Au fait j'ai seulement cherché le site de l'auteur marocain Tahar Ben Jelloun
où je cherchais son livre "Comment naît la haine" - et je suis tombée sur ce site sur le "racisme anti-blanc", site associé à la révolution bleue, où ils essayent de démontrer que l'auteur serait un raciste anti-blanc à cause de son livre "Le racisme expliqué à ma fille".
Citation de la section "mon quartier sympa":
Récemment, cependant, après avoir été témoin des agissements d’un petit groupe de racistes antiblancs dans le métro, j’ai changé d’avis.Vous trouverez dans cette section la totalité des événements liés à la délinquance et au racisme antiblanc qui m’ont touché depuis mon arrivé à Paris, Il y a cinq ans. La majorité se sont produit dans les 19ème et 20ème arrondissements. Quelques autres sont survenu dans d’autres quartiers de la capitale.
Bon, c'est en tout cas intéressant, à quelle point le regard sur un problème universel peut être limité.

Expulsions: l'art et la manière

Par la bande de même pas mal :: 02/02/2007 à 23:21 :: COUPS BAS
Amnesty International dénonce l’utilisation de pistolets dits tasers dans les expulsions. Il s’agit d’armes paralysantes qui envoient des décharges électriques… Bien qu’il soient vendus sous le label « non létal », l’emploi de ces flingues paralysant a déjà causé la mort de 150 personnes aux USA et au Canada.
la photo vient du site d'amnesty suisse

Le confondant peut-être avec des pistolets à eau, une commission parlementaire a autorisé son emploi dans les expulsions, dans la phase où les flics embarquent le requérant indésirable de force dans un avion… Déjà, ils avaient pris l’habitude de fixer la personne à expulser une chaise roulante et de la museler… La victime se trouve durant toute son expulsion dans les mains de la police, il est dans le meilleur des cas au moins menotté, que justifie l’emploi de cette arme supplémentaire ?

Amnesty „estime que les armes paralysantes à électrochocs de type «Tasers» ne devraient être utilisées que dans des circonstances restreintes et bien définies, lorsqu’elles sont la seule alternative au recours à la force meurtrière“, et que son emploi lors d’expulsion est totalement disproportionné. L’organisation l’avait d’ailleurs fait savoir lors de la procédure de consultation et avait été suivie par le Conseil fédéral. Le 12 janvier 2007, la commission des institutions politiques du conseil national en aura décidé décidé autrement. Un grand pas dans l’avancée du sadisme institutionnel.

se déclarer gauchiste....

Par la bande de même pas mal :: 02/02/2007 à 23:21 :: COUPS BAS
C'est vraiment un truc dont je dois vous faire part: Même dans les groupes anti-racistes il y a pas mal de racisme, et non seulement du racisme dit "positif" (c'est à dire tolérér plus qu'avec des autochtones). Et cela se manifeste sous forme brute: Pour créer un réseau entre différents groupes migrants, c'est bien sûr quelqu'un du seul groupe Suisse qui commande, et encore, c'est un mec, et sa légitimation c'est d'être le seul qui fait se boulot "chiant et ingrat". On a donc compris, il ne faut surtout pas le contredire, sinon il laisse tout tomber d'un coup, et il ne faut surtout pas essayer de discuter dans une réunion, car, je l'ai appris tout à l'heure, la grande réunion de tous les groupes, "c'est un peu un show" et il faut garder "une unité de doctrine" et c'est bien pour ça aussi que les Suisses (les -esses peuvent venir aussi si elles insistent absolument) se mettent d'accord sur cette doctrine! Car on doit nous apprendre "comment parler avec des migrants" (remarquez que "migrants" est utilisé comme "étrangers" ou n'importe quel autre mot pour désigner "les autres") et qu'eux ne sont de toute façons pas capables de s'organiser eux-mêmes. Il faut également accepter et "réspecter" qu'il y a des groupes qui ammènent leur propre service de sécurité avec des gilets "securitiy" dans des manifs communs et que ceux qui sont le plus nombreux peuvent sécher toute réunion sous prétexte qu'il y a "des gens" qui leur plaisent pas....et que nous devrions leur donner plus de place pour parler! Je m'énerve!!!! J'avais bêtement pensé qu'entre gauchistes, on ne répète pas le discours raciste et paternaliste de cette société qui veut nous diviser en catégories! Je ne suis pas d'accord qu'on déclare que tel ou tel groupe de migrants fonctionne de tel ou tel façon! Où sont les individus là-dedans, et de quel droit c'est tout le temps des vieux Suisses qui décident de tout et sinon boudent tout???!

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