Même pas mal!

http://memepasmal.zeblog.com/

la bande de même pas mal

la bande de même pas mal je m'interroge - tu critiques - elle s'engage - il se casse - nous manifestons - vous publiez - elles sont élues - ils réfléchissent....c'est ainsi que la liberté d'expression se conjugue!

Blog

Catégories

Derniers billets

Pages

Compteurs

Liens

Fils RSS

Caisse unique - vous voulez des chiffres ?

Par la bande de même pas mal :: 06/02/2007 à 23:04 :: NOTRE POGNON
Photo trouvée sur ce blog
Le débat sur la caisse unique et sociale s’est envenimé dès qu’on a commencé à parler chiffres, plus précisément montant des primes. En fait, le débat était pathétique, santésuisse publiait des chiffres selon lesquels qu’avec la caisse unique, tout le monde, dans une tranche de salaire de 90'000.- à 40'000.-, allaient payer plus cher. Le site comparis, quelle coïncidence, très utilisé pour comparer les primes des caisses maladie lors du rituel changement de caisse de décembre, a même foutu ce « modèle » de calcul des primes en ligne (pour le lien vous voyez tous seuls).

Supercouchepin a quant à lui promis une hausse de primes « modérées » pour les prochaines années si l’assurance maladie restait en main privées et a prédit que si l’initiative était acceptée, les primes allaient bondir. Santésuisse et Couchepin ! C’est à mourir de rire !

Ça saute à l’évidence qu’il vaut mieux se réfugier dans un futur hypothétique pour parler primes et gestion des coûts de la santé quand on s’appelle Pascal Couchepin ou santésuisse… d’un autre côté, ils sont experts question hausse coûts et explosion  des primes, alors ils savent de quoi ils parlent…

Il faut des chiffres ? En voilà ! Tout ça vient d’un article de « services publics », le journal du SSP, du 2 février dernier. J'en cite de larges extraits.

« En 2004, les coûts de la santé en Suisse se sont élevés à quelque 50 milliards de francs.

  • L’Etat en paie 9 milliards (18%) (…) et s’engage en outre à hauteur de 3,5 milliards (7%) au titre des réductions de primes d’assurance maladie.
  • L’assurance maladie obligatoire finance environ 20 milliards (40%)
  • Et les ménages déboursent directement 15,7 milliards (32%) (…)
  • Les assurances complémentaires et « autres financements privés » couvrent le solde des coûts (10%) de la santé.

Bref, les 65% de l’assurance obligatoire sont financés par des primes par tête ou par les paiements directs des assurés. »

Depuis 1971, la part de l’Etat a diminué. Par contre, la participation individuelle aux frais (franchises) et les autres paiements directs ont augmenté.

En comparaison internationale, la Suisse a un système de financement de l’assurance-maladie antisocial. Non, c’est pas un vilain mot, ça signifie que la solidarité fout le camp, car :

  • « La part financée par l’Etat (25%) est la plus basse d’Europe,
  • Les dépenses directes équivalent à 6,2% des dépenses totales des ménages, soit le pourcentage le plus élevé de l’OCDE (les 30 pays les plus industrialisés), derrière la Grèce. (…) »

En résumé, le malade doit de plus en plus payer pour son traitement, évolution accompagnée comme par hasard d’une campagne de moralisation sur la santé et la responsabilité individuelle.



Quant aux coûts administratifs des caisses maladie, ils « varient en 6% et 7% des primes brutes. Les caisses maladie officielles en Allemagne se situent à 5,6%. Dans les pays qui ne connaissent pas la concurrence entre les caisses maladie et où les assurés sont affiliés en fonction de leur domicile et/ou de leur employeur, les frais administratifs sont de 1% à 2% plus bas (4,1% en France, 3% en Autriche). Dans les systèmes dit « à agent payeur unique » (…), c’est à dire des caisses uniques, comme Medicare aux Etats-Unis ou le National Health Institute de Taiwan, les frais administratifs se situent habituellement à environ 2% ».

La caisse unique va nous permettre d’économiser de l’argent de de gérer l’argent des primes de base de façon transparente, ce qui nous changerait aussi du modèle actuel. L’article du SSP dénonce le manque de surveillance des assureurs privés. « Avec seulement trois collaborateurs (état au début 2006), la surveillance exercée par l’office fédéral compétent est absolument dérisoire. »

Les chiffres de santésuisse et de Couchepin ne sont pas sérieux!

Ce qui pue dans ce débat mis à part le fait évoqué plus haut que les premiers à brandir l’argument du porte-monnaie sont les mêmes qui, pendant des années, ont été incapables de maîtriser les coûts de la santé, c’est que nous n’allons pas voter sur la hausse de nos primes : Le 11 mars, nous allons nous prononcer sur un article constitutionnel qui ne fait que de poser des principes ! L’organisation de la caisse, tout ça, doit être concrétisé  dans une loi qui sera rédigée dans les règles de l’art démocratique par des gens du département de Couchepin et qui passera devant le parlement. On aura juste, dans les principes, simplifié l’assurance-maladie – et donné sa gestion aux premiers concernés, c’est-à-dire les représentants des pouvoirs publics, des assurés et des prestataires de soin.

Trackbacks

Pour faire un trackback sur ce billet : http://memepasmal.zeblog.com/trackback.php?e_id=158028

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo :


Email (facultatif) :


Site Web (facultatif) :


Commentaire :


Anti-Spam :
Recopiez le code dans le champ ci-dessus.

 
Copyright © Même pas mal! - Blog créé avec ZeBlog